Extension de l’activité du CNEP dans le domaine
« Dégradation abiotique – Biodégradation des matériaux polymères »
Depuis quelques années, le CNEP exerce une activité de recherches originale concernant les conséquences des dégradations abiotiques sur les propriétés de biodégradabilité des matériaux polymères, en étroite collaboration avec le Laboratoire de Synthèse et Etude des Systèmes à Intérêt Biologique (SEESIB) – UMR CNRS 6504 – Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand), situé à proximité immédiate du CNEP.
Ce domaine complexe suscite actuellement un intérêt considérable et une activité expérimentale tout aussi considérable, mais s’exerçant la plupart du temps selon des approches très empiriques, aussi bien des dégradations abiotiques que des biodégradabilités des polymères (par exemple, utilisations normalisées d’enceintes de vieillissement conventionnelles normalisées et utilisation de fermenteurs avec des population de micro-organismes non identifiés). Ces approches permettent de collecter essentiellement des observations peu cognitives.
Dans ce contexte, le CNEP a décidé de développer une nouvelle activité de recherche et une activité de prestation avec les 3 objectifs suivants :
- favoriser les biodégradations des matériaux polymères qui, en fin de vie, sont dispersés chroniquement dans l’environnement, à flux limité, sans être collectables (sur l’exemple des films oxo-biodégradables de type NEOSAC ou autres, mis au point au CNEP depuis plusieurs années, ou l’exemple des films de paillage agricole oxobiodégradables). On notera que ce domaine s’étend actuellement au delà des polyoléfines ;
- évaluer la résistance des matériaux polymères à l’agression conjuguée des contraintes physico-chimiques environnementales (lumière, chaleur, oxygène, eau … ) et / ou des microorganismes (sur les exemples des matériaux hydro-biodégradables utilisés en usage extérieur et des matériaux contenant des biocides).
- évaluer le comportement abiotique / biotique à long terme des matériaux composites d’origine mixte naturelle / synthétique ou des matériaux d’origine naturelle.
Les développements expérimentaux suscités par ces 3 objectifs permettront de proposer une approche plus cognitive de ces phénomènes complexes analysés à l’échelle moléculaire sur la base des évolutions chimiques.
L’activité de recherche et de prestation sera développée en convention avec le laboratoire SEESIB, très spécialisé dans l’étude des modifications chimiques provoquées par des micro-organismes identifiés, et avec le recrutement d’un chercheur à plein temps. |